Génèse et bien-fondé de la soumission à Dieu

Publié le par Hamza Ahmad Ali

Génèse et bien-fondé de la soumission à Dieu


 

Un rapide coup d’œil sur l’histoire nous permet de comprendre le parcours et le bien fondé de cette religion monothéiste qui est la soumission à Dieu.

Dieu informa les anges de Sa volonté d’installer un lieutenant sur la terre. Il créa Adam d’argile et lui insuffla de Son esprit. Il lui apprit tous les noms et ce fut un défi aux anges qui n’avaient pas ce savoir. Ensuite, Il ordonna aux anges de se prosterner devant cette noble créature. Les anges s’exécutèrent sauf Iblis (Satan) qui, par orgueil et jalousie, refusa d’obéir sous prétexte qu’il était mieux que lui, mieux qu’Adam parce que créé de feu, alors qu’Adam était créé d’argile. Dieu n’ayant pas voulu l’anéantir, Il le déchut et, sur sa demande, lui accorda un délai jusqu’au jour de la résurrection.

Iblis jura par la Gloire et la Puissance de Dieu de corrompre la progéniture d’Adam, de l’assaillir de tous les côtés pour les dévoyer et les rendre désobéissants.

Dieu lui répondit qu’Il leur indiquera une direction qui permettra à ceux qui la suivront d’être à l’abri de ses tentations. Satan commença par Adam. Il l’incita à transgresser la première directive divine et ainsi s’amorça une lutte acharnée entre les hommes et Satan. Injustices et péchés se multiplièrent, le désordre prit une telle ampleur que Dieu jugea nécessaire - et c’était déjà dans Sa prescience et dans Son dessein - de rappeler à l’ordre.

Il envoya le premier messager, Noé qui, pendant longtemps, prêcha sans succès ; l’indifférence de son peuple au message de Dieu avait provoqué le déluge. Depuis, une nouvelle souche résultant d’un petit nombre de rescapés se reconstitua.

Une suite de messages se succéda, marquée par certains messagers de grande envergure tels Abraham, Moïse, Jésus, Muhammad.

Chaque message vient accomplir le précédent et chaque prophète confirme son prédécesseur et annonce son successeur.

Ainsi peut-on comparer les messagers à des lampadaires en bordure d’une route qui va dans une direction unique, celle de Dieu.

Le Coran étant le dernier message, comparable au dernier phare destiné à éclairer le dernier tronçon de cette route menant à Dieu.

Chaque communauté était concernée par le message de son époque et dès l’avènement d’un message nouveau, c’est celui-ci qui l’emporte du fait qu’il rectifie et abroge tout ou partie du message précédent et les contemporains doivent s’y conformer jusqu’à nouvel ordre. Les Juifs qui ont renié Jésus et son message (l’Evangile) ont été qualifiés de mécréants en dépit de leur croyance à Moïse et à la Torah.

Ils devraient croire en Jésus et appliquer les enseignements de l’Evangile portant, entre autres, amendement de la Torah. Cela n’impliquait pas l’abandon de la Torah, loin s’en faut ; il s’agissait seulement de tenir compte de certaines modifications, de surcroît, dans l’intérêt des Juifs.

Nous sommes la dernière communauté humaine concernée par le dernier message, le Coran, transmis par le Prophète Muhammad. Les messages antérieurs sont devenus caducs depuis la révélation du Coran qui en reprend l’essentiel de leurs contenus et les remplace. On verra pourquoi, il les remplace. Non seulement, les anciens messages avaient besoin d’être complétés, actualisés, mais aussi ils étaient foncièrement dénaturés à tel point qu’ils aient perdu leur caractère de témoignage de la vérité divine.

Certaines erreurs sont visiblement volontaires, d’autres sont dues à la traduction. D’une part, on y trouve des dogmes et des croyances qui n’ont pas été prescrites par Dieu. D’autre part, des révélations importantes transmises par Moïse et Jésus font défaut si elles ne sont pas substantiellement déformées. Outre les contradictions nombreuses que contient la Bible, on y trouve des incompatibilités et des divergences aussi bien avec l’histoire qu’avec les données de la science moderne. Les auteurs de la Bible ont rabaissé Dieu au rang de l’homme, parfois plus bas ; ils ont attribué à des prophètes le péché d’adultère et d’idolâtrie ; ils enseignent la discrimination raciale, la décadence morale. Quand on ajoute les croyances imaginaires de la Trinité, le sacrifice de Jésus pour le salut des humains, on ne peut que s’interroger sur l’origine de pareilles croyances sans aucun rapport avec les enseignements de Jésus. Il est inconcevable que de telles erreurs proviennent de Dieu ou d’un Envoyé de Dieu. En effet, il ne peut s’agir que de manipulations humaines. On verra plus loin dans les détails ces contradictions et ces erreurs. L’Islam nous enseigne que Dieu n’a ni parent ni enfant ni semblable ni associé ; Il est Indescriptible, Invisible, Indivisible, Il n’a pas d’origine, Il n’aura jamais de fin, Il est incorporel, sans composition et sans mouvement ; l’univers ne peut le contenir, Il est immense, ne mange pas, ne dort pas et ne souffre d’aucune déficience. Il est partout et il n’y a pas d’autre dieu que Lui. Les hommes ne donnent pas à Dieu le rang qu’Il mérite :

« Au Jour du Jugement, Il fera de la terre entière une poignée, et les cieux seront pliés dans Sa main droite. Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils lui associent » (Coran s39, v67)

En ce qui concerne le péché originel que l’on croit à l’origine de tous les malheurs des humains, on peut affirmer avec certitude qu’Adam s’en repentit et Dieu accepta son repentir.

Les hommes ne naissent pas avec ce péché, et s’ils commettent des péchés, ils peuvent directement et sans intermédiaire demander pardon à Dieu. Il n’est nul besoin d’un sacrifice humain pour obtenir ce pardon.

Quant à Jésus, fils de Marie, il a la qualité de prophète, messager ; il n’est ni Dieu ni fils de Dieu. Sa création sans père est semblable à celle d’Adam ; encore que la création de ce dernier à partir de rien est plus miraculeuse. La création de Jésus est une opération simple découlant de l’ordre : soit ; qui est à l’origine de tout être et de toute chose.

Ce sont là les enseignements du Coran en tant que dernier témoignage de la Parole divine. Le Coran est plus crédible en raison de son authenticité et de sa postériorité. Dieu a pris l’engagement de protéger le Coran contre toute tentative d’altération : « Nous avons fait descendre le Coran et Nous sommes chargés de sa protection. » s15, v9

En dehors du Coran, aucun Livre révélé ne nous a été authentiquement conservé. Les originaux de ces Livres ont disparu, il n’en existe que des copies dans des langues autres que la langue de révélation.

Il fallait rétablir la vérité et supprimer les fausses croyances. D’où l’impérieuse nécessité du rappel coranique. Le Coran, en revanche, est conservé entièrement dans sa langue d’origine, la langue arabe. En plus de sa conservation matérielle dont l’authenticité est scientifiquement prouvée, le Coran a été conservé dans les mémoires de dizaines de millions de Musulmans. Il n’y a pas la différence d’un iota entre le Coran manuscrit et imprimé et le Coran appris par cœur.

Or, si l’on veut prendre connaissance de la vraie Torah et du vrai Evangile, on les trouve relatés dans le Coran. Tous les prophètes ont prêché la même religion, basée sur l’unicité de Dieu, à savoir : Il n’y a de Dieu qu’Allah, et tous ont annoncé la venue d’un dernier messager ayant pour mission de transmettre aux hommes la dernière révélation divine. Le Coran est donc le dernier message de Dieu aux mondes des humains et des djinns (génies), transmis par le prophète Muhammad.

Croire au Coran c’est croire à tous les Livres révélés avant lui, la croyance au prophète Muhammad équivaut à la croyance en tous les prophètes avant lui, ne pas croire au Coran et au Prophète Muhammad équivaut au rejet de tous les Livres et de tous les prophètes.


 

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Publié dans hamzah

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